Il y a, dans l’océan où elle perdit ses yeux,

Des songes – abandonnés là par un lépreux.

Dans le ciel – depuis les profondeurs arraché à son nom d’immortel – la lune, purulente, enfle les nuages de sa sanie pestilente – elle vomit du sang. Les yeux inextinguibles l’ont percée – depuis le néant.

Ils brûlent d’effroi les courants – leur débâcle coule les navires naviguants. Au fond des pupilles sombres, des tourbillons et de l’écume salée – et sur les plages, le reflux d’une marée enragée.

Ils – les yeux – brisent des pierres, qui constellent les fonds vertigineux. Le corps – il est loin. Il a pris la place des cieux – régicide des dieux.

L’univers – l’infini – est mort. Le monde se referme autour de ces yeux réclamant du sang – encore.

Les songes – ils sont là. Ceux d’un lépreux – et ils se noient.

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