AUTOROUTES & RÉVERBÈRES

Texte hors-série aujourd’hui, inspiré de Feux de Marguerite Yourcenar. Parce que les vides sont béants dans les Métamorphoses…

***

Alors – alors ? Me voici, plongée sans fin, plongée figée dans le vide… Me voici, hanches surélevées par cette parodie de lit – pieds surnageant sans qu’aucun dieu vienne me repêcher, poisson trop maigre, sans qu’aucune femme ne les agrippe si ferme pour m’immerger dans le fleuve… Mes pieds blancs qui je le crois sont seuls encore à glisser dans la lumière. Alors – me voici, et mes paumes frôlent le carrelage dont j’ignore la couleur, et ma bouche dessine son souffle contre lui, et je voudrais que s’ouvre le sol, et qu’au moins alors – alors – je puisse parler aux morts, attendu qu’eux daignent m’écouter, que leurs bouches moins vides que la mienne répètent alors ce que je leur dirais…

(Mais : le sol si dur – et nous marchons…

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